• http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTWNV45EICl7yhJR_n-bnavv7fBIAdiMYkzIYnfBLTVTVmbopMsDe: Barjavel en collaboration avec Olenka de Veer

    Date de parution: 1974

    Editeur: Pocket

    ISBN: 2-266-0294-8

    Nombre de pages: 412

     








    René Barjavel
    : il est né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drome). Fils de boulanger, petit fils de paysans, il fait ses études au collège de Nyons puis à celui de Cusset dans l'Allier. Après le bac, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie: pion, employé de banque, conférencier...
    Il devient en 1935 secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël. Il fait la guerre comme caporal-cuistot dans un régiment de zouaves. Rentré à Paris, il y publie une série de romans d'anticipation qui font de lui le précurseur de la vogue de la "science-fiction".
    Il écrit deux pièces de théâtre de science-fiction : « Le Voyageur Imprudent » et « Mme Jonas dans la baleine ». Après un long intermède au cinéma pendant lequel il n'a presque rien publié, René Barjavel a commencé avec « La Nuit des Temps » et « Le Grand Secret », une seconde carrière de romancier et une nouvelle activité de journaliste avec une chronique hebdomadaire dans Le Journal du Dimanche. Il a également écrit des chansons. Il se livrait, quand il en avait le temps, a une passion, la photographie en couleurs, illustrée par un album (Les Fleurs, la vie). Il est décédé en 1985.

    Olenka de Veer: astrologue et écrivain irlandaise.

     

    Quatrième de couverture: Une terre de légendes : l'Irlande.
    Un descendant de roi, chef rebelle en fuite Hugh O'Farran. Une jeune sauvageonne au prénom étrange : Griselda... Griselda qui rêve, en cette fin du XIXe siècle, d'un destin extraordinaire loin de cette île de Saint-Albans où elle vit avec ses quatre soeurs et ses parents...
    Voici les personnages principaux d'un magnifique roman d'amour inspiré d'une histoire vraie. Une histoire qui pourrait commencer par "Il était une fois cinq filles dans une prison d'eau..." tant elle a la beauté et le mystère d'un conte...

     

    Mon avis: Whaou!

    Je me suis laissée emporter par ce roman, sur les terres irlandaises, et sur cette petite île d'Albans. A tel point, que j'ai fouiné sur le net, pour voir où se situait l'île, et pour voir si les personnages avaient bien existés!

    Plus qu'une histoire d'amour, c'est l'histoire d'une descendance presque divine, qui nous est raconté par Barjavel et par Olenka de Veer, descandante elle-même des personnages du roman. L'histoire d'une famille, mais aussi d'un peuple, celui du peuple irlandais très attaché aux mythes de sa terre, et luttant pour son indépendance.

    Je n'ai pu qu'accrocher à ce livre, moi qui adore les romans qui ont un fond historique, notamment le XIXème siècle, mon siècle fétiche.

     

    Concernant les personnages, tout n'est que dualisme: les anglais et les irlandais, les protestants et les catholiques, les activistes et les pacifiques, les passionnés et les retenus. Mais ce qu'il y a de beau dans ce roman, c'est que ces caractères opposés vont se rencontrer, apprendre à vivre ensemble et même s'aimer. Le couple qui va représenter cette fusion est le couple de Griselda et de Shawn.

    Au départ, je n'aimais pas vraiment Griselda pour être honnête. Très enfantine, toujours en train de rêver à quitter son île, je ne la sentais pas vraiment attachée à sa terre : «Moi je m'en irai! disait-elle à son père à tout juste 17 ans». Mais petit à petit, je me suis attachée à son personnage, étonnée devant sa soif d'indépendance et par son naturel. Incarnant à elle seule la terre irlandaise, fière, rebelle, elle ne pouvait trouver meilleur compagnon que Shawn.

    Quand aux autre soeurs, j'ai également beaucoup apprécié le personnage de Kitty, très humaine. Helen également, avec l'admiration qu'elle porte à son père, et qu'elle transportera sur son futur époux. Jane, petite malicieuse, bien décidée à se marier, malgré son jeune âge, m'a fait sourire plus d'une fois. Elle m'a fait penser à Lydia Bennet, en moins frivole cependant. D'ailleurs la famille m'a rappelé à plusieurs égards, celle des Bennets de Jane Austen. Le père, un peu dépassé par les femmes de sa maison. C'est pourquoi il préfère se retirer la plupart du temps dans son cabinet, afféré à ses recherches. En revanche, la mère est beaucoup plus élégante et raffiné que Mrs Bennet.

    Mais au delà de l'histoire et des personnages, j'ai adoré ce roman pour l'écriture fabuleuse de Barjavel. Il ne me semblait pas avoir découvert une telle poésie dans La nuit des temps. De plus, il donne une atmosphère fantastique au récit, en nous faisant entrer dans l'histoire, par un premier chapitre qui se lit comme un conte. Celui d'un héros, et d'une licorne, s'unissant...Puis, c'est tout le roman qui est ponctué de merveilleux, le lecteur ne sachant jamais ce qui est réel, et ce qui ne l'est pas.

     

    Bien que très frustrée par la fin du récit (les lecteurs doivent me comprendre), je l'ai également adorée car elle offre au lecteur libre court à son imagination! J'ai été d'ailleurs très enthousiaste d'apprendre qu'il y avait une suite à ce roman!

     

    Bref, une lecture très agréable, nous transportant loin et nous laissant finalement à nos rêves.

     

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    Dans le cadre d'une LC sur le forum Livraddict.
    D'autres avis : Melisende.

     


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  • CarmillaDe: Sheridan Le Fanu

    Traduit par: Jacques Papy

    Préface et filmographie de: François Rivière

     

    Date de parution: 2004

    Editeur: Le Livre de poche

    ISBN: 978-2-253-08779-3

    Nombre de pages: 124

    Nombre de chapitres: 16

    Texte intégral

     

    L'auteur: Né le 18 août 1814 à Dublin, Sheridan Le Fanu doit son patronyme à ses origines huguenotes. En 1833, son père, pasteur, l'inscrit à l'université de Dublin qui lui ouvrira les portes de son magazine. Le Fanu y publiera ses premiers récits fantastiques, qui serviront d'ailleurs de base à son oeuvre la plus célèbre: Mon oncles Silas. Ses études achevées, il s'inscrira au barreau de Dublin, pour finalement se tourner vers le journalisme. En 1858, sa femme Susan décède, et c'est à partir de ce moment que l'écrivain se consacrera entièrement à la production de récits fantastiques, notamment sous la forme de novella. On dit que Le Fanu puisait dans ses propres angoisses, ses propres frayeurs pour tirer le meilleur de son oeuvre, particulièrement vers la fin de sa vie, comme un être tourmenté qu'il était. Ainsi, son fils raconta :«Il n'écrivait plus que dans des cahiers, au coeur de la nuit, allongé sur son lit. Sur sa petite table de chevet brûlaient deux chandelles, et il laissait l'une d'elles allumé lorsqu'il s'abandonnait enfin au sommeil pour deux courtes heures. Puis, lorsqu'il s'éveillait vers deux heures du matin dans le décor de sa chambre aux meubles lourds et aux tentures menaçantes, il se préparait un peu de thé très fort qu'il absorbait en plus grande quantité durant la journée, et se remettait à écrire, dans ce temps mort de la vitalité humaine que guettent avec avidité les Puissances des Ténèbres.»
    Sheridan Le Fanu mourut le 7 février 1873, pour retrouver un monde dont il parcourait depuis longtemps les routes sinueuses.

     

    4ème de couverture: Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXème siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. 

    Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla...
    Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais «par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain».

    Métaphore implacable de l'amour interdit, Carmilla envoûte jusqu'à la dernière goutte de sang!
    Maître du récit de fantômes et de vampires, dans la tradition romantique du roman noir, l'Irlandais Sheridan Le Fanu (1814-1873) est l'un des pionniers du roman de mystère anglais. Carmilla (1872) annonce le Dracula (1897) de Bram Stocker.

     

    Mon avis: Carmilla est un récit envoûtant. Bien que l'on parle de roman pour cette oeuvre, elle a tout d'une nouvelle, notamment par sa brièveté. Elle se lit donc très rapidement, le lecteur étant littéralement happé par une atmosphère dérangeante, et par un personnage saisissant: Carmilla. Plus roman gothique que fantastique, on retrouve ici toutes les caractéristiques du genre: un château isolé à la campagne, une femme fatale-vampire, qui séduit une jeune fille innocente, faisant ressurgir un secret du passé qui vient hanter le présent. Bref, un récit haletant, qui nous emprisonne jusqu'à la fin...quoique!car les deux derniers chapitres m'ont laissée sur ma faim. Je m'explique: très vite, lorsqu'on découvre la vraie nature de Carmilla, le récit s'accélère, mais ne fait pas monter la tension pour autant. J'ai eu l'impression désagréable que l'auteur bâclait un peu son histoire.

     

    Je n'ai pas non plus aimé le caractère de la jeune Laura, la narratrice de l'histoire, trop enfantine. Cela se transmettait par une écriture un peu trop fragile et naive, faisant perdre du poids à la tension dramatique du récit.

    En fait, moi qui suis très friande de nouvelles fantastiques, j'ai été quelque peu déçue de ce livre qui n'arrive pas à la cheville du très célèbre Horla de Maupassant!

     

    Néanmoins, si on replace l'oeuvre dans son contexte historique, avec Carmilla, Le Fanu est l'un des premiers écrivains à oser parler de l'homosexualité, dans une Angleterre enfermée à l'époque dans son puritanisme le plus poussé. Il fallait oser! De plus, il a réinventé le mythe du vampire au féminin, 26 ans avant l'arrivée du fameux Dracula de Bram Stoker!

     

    Bon et puis aussi, je dois l'avouer, cette lecture m'a redonné envie de lire du fantastique tel que je l'aime. C'est à dire des romans courts, des nouvelles ou des contes, pour revenir au source de ce genre. J'envisage donc de piocher un peu dans ma Pal pour y sortir le Frankenstein de Mary W.Shelley ou encore quelquesuns des contes gothiques d'Ann Radcliffe.^^

     

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    Exemples d'adaptations ciné-tv de Carmilla:

    • Et mourir de plaisir de Roger Vadim - 1960
      http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSxKPxg-Wp7xFV_UPAgK_dPuQoE_UvO1HAZdqEKfD8CP670LQ1d4g
    • The Vampire lovers de Roy Ward Baker - 1970
      http://www.denofgeek.com/siteimage/scale/800/600/54508.png

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    Pour la petite histoire: le personnage de Carmilla a été inspiré par la comtesse Elisabeth Bathory, aussi appelée la Comtesse sanglante.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ce/%C3%89lisabeth_B%C3%A1thory.jpg/220px-%C3%89lisabeth_B%C3%A1thory.jpg

     


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  • 1431-soiree-sushi-agnes-abecassisD'Agnès Abécassis

    Date de parution: 2010

    Editeur et Collection: Calmann-Lévy

    ISBN: 270214066

    Nombre de pages: 180

    L'auteur : Agnès Abécassis est née en 1972. Elle débute comme rédactrice et illustratrice dans un féminin-santé, où elle tient également une chronique mensuelle : « le Billet d’Humour d’Agnès ». Scénariste pour une émission enfantine sur Canal +, elle est aujourd’hui journaliste et chroniqueuse littéraire pour divers magazines.

     

    Sa bibliographie:

    • Les tribulations d'une jeune divorcée
    • Au secours, il veut m'épouser!
    • Toubi or not toubib
    • Chouette, une ride!
    • Les carnets d'Agnès
    • Soirée suhi
    • Le théorème de Cupidon

    Quatrième de couverture: L’une s’est fait larguer, l’autre s’est séparée, la troisième vient de divorcer.…Quand le coeur est à nu, rien ne vaut le poisson cru !

    Sushi (n. m. sing.) : spécialité japonaise à base de poisson presque vivant roulé dans du riz froid, peu calorique (en tous cas moins qu’une pizza), apprécié des femmes souhaitant se donner bonne conscience.
    Dédaigné des adolescents qui lui préfèrent le hamburger (plus facile à mâcher), et des hommes qui lui préfèrent n’importe quoi recouvert de fromage (comme la pizza), le sushi est un plat raffiné qui prend toute sa saveur avec de la sauce solo…heu…soja.
    Consommé en groupe, il n’empêche pas de crier, de rire, de s’énerver ou de pleurer la bouche pleine, en faisant ainsi un met prisé pour sa convivialité.
    Traditionnellement, on défini par “soirée sushi” la réunion de trois copines fraîchement célibataires, qui ont autant d’angoisses et de potins à partager, qu'il y a de graines de sésame sur un California maki.
    Et en plus, tout cela ne fait pas grossir.
    (On l’a dit, ou pas ?)

     

    Mon avis: Attirée par cette quatrième de couverture bien alléchante pour la grande consommatrice de sushis que je suis, je dois avouer que je suis restée sur ma faim à l'issu de ma lecture. En effet, comme lorsque l'on commande un plat qui nous fait saliver par avance, et que finalement, après l'avoir mangé, on se retrouve déçu de son manque de saveur général, Soirée Sushi ne m'a pas comblé. (Et pas seulement parce que les sushis occupent une place moindre dans ce récit)

     

    En même temps, peut-être avais-je mis un enjeu trop grand sur ce roman, car il devait me faire découvrir à la fois un genre (la chicklit) et un auteur (dont on m'avait  beaucoup parlé, en bien).

     

    Quoi qu'il en soit, impossible pour moi de me laisser emporter par cette histoire mal ficelée avec des chapitres où l'on passe d'une héroine à une autre, sans précaution. En parlant d'héroïnes, les personnages bien qu'attachants, ne nous sont pas assez présentés par l'auteur. On en a une description superficielle, étayée de petites anecdotes de leurs vies.

    Même le style qui permet pourtant une lecture rapide et énergique, ne m'a pas plu. Alors, hermétique à la chick-lit, à Agnès Abécassis? Je me dis que ce n'était tout simplement pas le bon roman pour moi et je ne baisse pas les bras pour autant.

    Pour conclure, même si je n'irai pas jusqu'à dire que cette lecture m'a fait perdre mon temps, elle n'a pas réussi à son but premier : me divertir!


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  • Voici ma toute première chronique!! Je vous présente ici une oeuvre majeure de l'auteur japonais qui connaît aujourd'hui une renommée mondiale. Ce roman a d'ailleurs reçu le prix Tanizaki au Japon.

     

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     De Haruki Murakami

     Traduit par Corinne Atlan

     Préface d'Alain Jouffroy

     

     Date de parution : 2001

     Éditeur et collection : Éditions du Seuil / Points

     ISBN : 978.2.02.051113.1

     Nombre de pages : 626

     Nombre de chapitres : 40

    L'auteur : Haruki Murakami est né à Kobé en 1949. Après avoir étudié la tragédie grecque, il dirigea un club de jazz, puis enseigna. Se définissant comme " la brebis galeuse du monde littéraire nippon", Haruki Murakami quitta le Japon pour se lancer pleinement dans l'écriture. Il y reviendra en 1995, à la suite du séisme de Kobé et de l'attentat de Tokyo.

     

    Son oeuvre :

    • Écoute le chant du Vent, non traduit
    • La course au mouton sauvage
    • La fin des temps
    • La Ballade de l'impossible
    • Danse, danse, danse
    • Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
    • L'Eléphant s'évapore
    • Après le tremblement de terre
    • Les Amants de Spoutnik
    • Kafka sur le rivage
    • Le Passage de la nuit
    • Saules aveugles, femme endormie
    • Autoportrait de l'auteur en coureur de fond
    • Chroniques de l'oiseau à ressort

    Résumé:  Pour ma première chronique, je dois avouer que je suis bien en peine de vous livrer le résumé de ce roman.

    Comment résumer une histoire aussi incroyable et farfelue dans son genre? 

    Je vais essayer de commencer par vous présenter les personnages: un informaticien très doué en programmation, qui se rend chez un savant (un peu fou) pour une mission de cryptage de données faisant appel à la méthode du "shuffling". Dès son arrivée chez le scientifique, il rencontre une petite grassouillette toute vêtue de rose. D'un autre côté, un homme, "perdu" dans une ville irréelle où il est nommé Liseur de rêves. Pour effectuer à bien cette tâche, il sera aidé d'une jeune femme qu'il ne connaît pas, mais qui lui rappelle étrangement quelqu'un.

    Dans ces deux univers, apparaissent des créatures étranges : une ombre, des ténébrides, des licornes...

    A chaque chapitre, le roman alterne entre l'histoire du Pays des merveilles sans merci, et celle de La fin du Monde. Mais très vite, on se rend compte que ces deux histoires sont liées, et que les deux narrateurs n'en sont en fait qu'un.

     

    Mon avis : Dès les premières pages, j'ai été déstabilisée par l'originalité du roman. C'est d'ailleurs ce que j'espérais lorsque j'ai vu l'étrange couverture du livre nous présentant une licorne derrière laquelle un ascenseur est ouvert... Mais mes espérances ont été plus que comblées! C'est une lecture aventureuse que nous propose ici Murakami.

    Deux mondes étranges pour deux rythmes différents. En effet dans le Pays des merveilles sans merci sensé être le monde réel, le héros se retrouve plongé au coeur d'une guerre entre deux systèmes qui veulent le contrôle des données. Il devra donc fuir pour échapper à ces deux systèmes, en empruntant les sous terrains de la ville qui regorgent de monstrueux ténébrides. D'un autre côté, dans la ville de la Fin du monde, tout est paisible. Tout se passe au ralenti, dans une progression immuable.
    J'ai eu du mal à me faire à cette alternance au départ, me demandant parfois où je me trouvais. Heureusement, chaque début de chapitre nous rappelle dans quel lieu nous nous trouvons. De même, il n'est pas facile de s'identifier aux personnages comme dans d'autres romans, tout simplement par le fait que les personnages n'ont pas de nom. Ils sont désignés, la plupart du temps, par leur fonction, ou par leur apparence physique. Mais on est vite happé par ce labyrinthe fantastique dans lequel nous fait plonger l'auteur. On en vient même à se demander quel monde est le plus réel: celui dans lequel le narrateur vit, ou bien celui de son subconscient?

     

    Au delà de l'histoire, l'écriture de Murakami fut une très belle découverte pour moi. J'ai été frappée par la poésie de ce roman, mais aussi par le réalisme et la simplicité avec laquelle les scènes de la vie courante nous sont décrites. J'ai adoré les passages où le narrateur parle de ce qu'il mange, nous faisant saliver à l'évocation des plats annoncés : "Les assiettes de hors d'oeuvre disparurent, remplacées par les pâtes. J'avais toujours une faim de loup. Les six assiettes de hors-d'oeuvre avaient disparu sans laisser de trace au fond du gouffre de mon estomac. J'enfournai en un temps relativement court une quantité assez impressionnante de tagliatelles, puis mangeai la moitié des macaronis au poisson vinaigré[...]Après avoir fini les pâtes et en attendant le poisson, nous continuâmes à boire du vin."

    En revanche, je dois reconnaître que les détails donnés sur les aspects techniques du shuffling et sur toute cette histoire de conscience m'ont presque donné envie de sauter certains paragraphes. Les explications étaient trop longues et donc ennuyeuses à mon goût. Le côté scientifique pour la littéraire que je suis m'a perdue.

    De même, j'ai trouvé la fin du roman un peu longue à venir. J'ai donc fait une pause dans ma lecture avant de finir les deux derniers chapitres.

     

    Mais d'un avis général, j'ai vraiment a-do-ré ce roman, et cela m'a donné envie de lire d'autres oeuvres de Murakami très vite! C'est une lecture que je conseille donc à tous ceux qui veulent se perdre pendant quelques heures dans un univers tout simplement incroyable.


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